Étude supérieure : une aventure humaine

Les études supérieures longues, c’est-à-dire les études bac +4 et plus, sont des aventures humaines et à fortiori, des études d’ingénierie aussi.

Les écoles d’ingénieur, comparé à l’université, recrutent leurs élèves et sont plus regardant sur l’apprentissage et l’acquisition des savoirs, savoir-faire et compétences. Et du fait de la proximité des salles de cours et d’une centralisation des locaux dans un espace plus restreint d’une université classique où le campus peut être (très) grand, tous les ingrédients sont présents pour une aventure des plus palpitantes !

Les études longues et comment ils nous transforment

 

Mine de rien 5 années, ce n’est pas rien ! C’est sûr que ramené à 80 années qui est l’âge moyen des décès en pays industrialisés tel que la France, ce n’est pas grand-chose – tout juste 1/16ème. Mais à l’échelle microscopique de la vie d’un étudiant, c’est tout de même un sacré temps qui nous transforme petit-à-petit.

Toute expérience laisse des traces, nous change, nous transforme à leur échelle. Mais je dois dire que les études supérieures fait partie d’un incontournable de la transformation d’une vie !

Tu deviendras grand, mon petit

 

Quand nous quittons le lycée après avoir passé le baccalauréat, nous avons que peu d’expérience de la vie de tous les jours, seul à gérer à la fois les courses, le repas, le ménage, le linge tout en continuant d’étudier.

Certains lycéens pourraient me rigoler au nez quand ils me diront qu’ils font déjà tout cela. Qu’ils rigolent donc ! Car non seulement il est très peu probable qu’ils s’occupent de tout cela toutes les semaines tout seul dans la majorité des cas mais aussi qu’un autre facteur important peut tout modifier : la vie solitaire.

Vivre seul apporte ses joies tel qu’avoir la bande passante d’internet pour uniquement soi, de régler sa vie comme on l’entend et de faire presque tout ce qu’on souhaite chez soi sans personne pour poser des limites.

Mais cette indépendance entraine aussi des inconvénients dont les tâches ménagères mais pas que !

Durant l’ensemble de la scolarité pré-bac, nous étions, plus ou moins, très encadré par l’école, le collège puis le lycée mais aussi par notre famille et notamment nos parents. Mais les notes, de par leur importance (sociale), tombant assez régulièrement, servent de signal d’alarme sur l’état de nos acquisitions de savoirs et savoir-faire.

Alors qu’en postbac, et en fonction de la voie choisie, tout change ou presque !

En université, la plupart des enseignants sont aussi (et surtout) des chercheurs et ils ne prennent pas forcément le temps de faire des contrôles pour évaluer les élèves. De ce fait, seuls les partiels sont là pour noter les élèves.

Par une bonne majorité des étudiants, ils doivent déménager et s’installer dans un studio ou un petit meublé seul même si les colocations deviennent de plus en plus fréquentes. Et entre une soirée de travail à revoir les cours de la journée ou de préparer ceux du lendemain et une soirée entre amis, le visionnage d’une série ou d’un film ou tout simplement faire ces loisirs, il faut une certaine volonté pour choisir la première option du fait de l’absence de pression extérieur direct de la famille.

Dans les autres voies tel que les classes préparatoires, IUT ou même le STS, il y a un peu plus de pression car pour le premier et dernier cas, ça se passe dans un lycée avec des enseignants qui sont que enseignants et dans le deuxième cas des contrôles tombent assez régulièrement.

Bon, à dire vrai le STS et l’IUT sont des formations à Bac + 2 mais j’en parle tout de même car il est assez fréquent (et même je vous le conseille très fortement !) de continuer que ce soit en école d’ingénieur ou en licence professionnelle. Pour plus d’informations, je vous conseille d’aller lire cet article où je vois explique tous les chemins menant au diplôme d’ingénieur.

Toute cette expérience de vie solitaire (ou pas) loin de ses parents va faire éclore et grandir l’individualité de l’étudiant où il définira ses propres règles et limites et pourra les outrepasser selon son bon vouloir et en toute connaissance de cause.

 

Le formatage

 

Les études supérieures sont là pour nous préparer au métier qu’on exercera. De ce fait, nous sommes formatés que ce soit par notre vocabulaire ou jargon professionnel qui entraine nécessairement une modification du regard qu’on porte sur le monde.

Cela peut paraitre anodin comme transformation durant les études et limite risible une fois qu’on a une situation mais en restant en contact avec d’autres salariés, employés, cadres, dirigeants et même entrepreneurs d’une autre catégorie socio-professionnelle ou d’un autre secteur ou branche d’activité et ce formatage paraitra de plus en plus évident. Et cela va même bien au-delà de ça !

 

Le cas du métro-boulot-dodo et de la rat trace

 

Les études supérieures nous forcent à tendre vers le métro-boulot-dodo ainsi que la rat trace ou la course des rats qui est une jolie métaphore entre la vie d’un employé qui cherche à obtenir un poste plus élever hiérarchiquement ainsi que des augmentations de salaire aux rats de laboratoire courant dans une roue qui n’avancera guère.

D’ailleurs vous retrouverez ce formatage dans mes propos quand je vous conseille de continuer les études après un DUT ou un BTS obtenu respectivement dans un IUT et dans un STS.

Car la rat trace peut être résumé en ces mots : obtenir le plus haut diplôme possible et monter le plus haut possible dans la hiérarchie sociale ou professionnelle.

Mais le problème avec la rat trace est que le système même nous force plus ou moins la main et nous force à faire cette course qu’on le veuille ou non.

Comment y échapper est une autre question, un autre article. 😉

Donc, les études supérieures en plus de nous mettre à l’épreuve socialement en gérant sa propre vie, sa propre routine tout en nous formatant à penser, réfléchir et voir le monde nous fait développer et grandir.

Mais les écoles d’ingénieur dans tout cela ?

Les écoles d’ingénieur et leur dynamique

 

Avant de continuer je tiens à préciser un point essentiel. Ce que je m’apprête à dire n’est ni exclusivement réservé aux écoles d’ingénieur ni est la marque de fabrique des écoles d’ingénieur :  chaque école, université mais aussi et surtout étudiant sont uniques et c’est seulement parce que les étudiants veulent un esprit soudé que cet esprit apparaitra.

Cela de nombreuses études l’ont montré et c’est principalement dû sur deux leviers d’influence et manipulation qu’à décrit Robert Cialdini dans son livre Influences et Manipulations est chez nous, en France, les écoles sont un terreau fertile de cet esprit du fait de leur sélectivité.

 

 La proximité et le nombre

 

A mon sens le fait que la plupart des écoles sont concentrés dans un bâtiment principal avec quelques salles potentiellement à l’extérieur permet d’avoir un lien de proximité avec tous les autres élèves et ainsi ce familiarisé plus facilement avec eux. Mais le nombre a aussi son importance : les élèves-ingénieurs dans une école sont peu nombreux en règle générale et quand vient le mois la seconde partie de l’année, un bon tiers des élèves s‘en vont faire leur stage de fin d’année.

 

Le BDE et BDA

 

Le fameux BDE et BDA, acronyme respectivement de Bureau Des Elèves et Bureau Des Arts bien que présent en université est beaucoup plus impactant en école d’ingénieur qu’à l’université d’après ce que j’ai pu voir.

Cela permet de nourrir cet esprit de fraternité et d’entraide.

 

Au-delà de l’école d’ingénieur

 

Cet esprit de fraternité, d’entraide issu du fait d’avoir parcouru un même chemin bien que pas forcément au même moment permet l’entraide au-delà de l’école d’ingénieur.

Dans l’article Ingénieur : la réalité dernière le mythe je faisais allusion au réseau. J’aurai l’occasion d’y revenir sur cet aspect souvent bien négligé (moi le premier ^^’) mais avoir fait une école d’ingénieur donné permet, par ma suite, d’être dans un réseau celui des anciens élèves et de pouvoir sans servir comme moyen d’obtenir un emploi ou des passes droits.

Un réseau très fort et le plus connu dans le milieu de l’ingénierie est celui des anciens de l’X (école polytechnique) qui dans les grandes entreprises, et principalement français, ont les postes les plus élever et ne laissent presque aucun autre ingénieur d’une autre école y parvenir sans compter l’ENS, Central et l’école des mines de Paris, bien évidemment.

 

Pour finir

 

Je ne sais pas s’il faut à tout pris faire des études postbac mais il me semble qu’en plus d’apprendre de nouvelles choses sur le domaine d’intérêt, le monde, la vie et sur soi-même, c’est une aubaine d’autant plus si vous souhaitez créer votre propre entreprise. En prenant tout ce qui est bénéfique du postbac et ses avantages en France avec notamment un coup relativement bas d’étude et quelques aides financières pour certains, on peut facilement transformer ces années-là en le début d’une business story tel que Elon Musk, Bill Gates ou encore Steve Jobs.

J’ai passé sous silence bon nombre d’élément qui peuvent venir rendre cette aventure bonne ou mauvaise tel que l’argent, entre autres. Mais cela, c’est pour une prochaine fois 😉

 

Portez-vous bien,

Christophe.

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