Partir à l’étranger ou rester en France ?

Comme je l’expliquais dans l’article comment bien choisir son école d’ingénieur, une des questions à se poser est si on veut ou non rester en France que ce soit pour les études ou durant les 3 à 5 premières années de carrière.

 

Partir, une obligation ?

 

Au début des années 2000 pour avoir le diplôme d’ingénieur aucun test d’anglais n’était nécessaire. La CTI (Commission des Titres d’Ingénieur) recommandait aux écoles de donner à leurs élèves un bon niveau en anglais mais ce n’était que des recommandations.

Et puis au milieu des années 2000, le TOIEC (Test of English for International Communication) a fait son entré et est devenu pour certains élèves-ingénieurs un véritable cauchemar ! Si bien qu’il est fréquent que de très bons éléments se voit refuser le diplôme à cause de l’anglais.

Depuis peu, et je l’ai vu au travers de mon expérience personnel, les écoles recommandent aux étudiants de partir à l’étranger pour faire un stage. Dans certaines écoles, il est même devenu obligatoire de partir à l’étranger pour faire un stage ou faire des études dans une école !

Donc oui, d’ici quelques années, il deviendra obligatoire de partir à l’étranger durant ses études …

Mon école (Polytech Montpellier) nous recommandait de partir à l’étranger via le certificat international : pour être diplômé ingénieur nous étions obligé d’obtenir ce certificat.

Mais alors, me demanderiez-vous, comment on pouvait obtenir ce certificat ?

 

L’obtention de mon certificat international

 

Avant de continuer, sachez que ce certificat et les procédures pour l’obtenir était du 100% Polytech Montpellier. Je ne dis pas que c’est mon école qui la crée mais jusque son fonctionnement était issu de discussions des enseignants, enseignants-chercheurs et administratifs de mon école. Et par voie de conséquent, ce que je m’apprête à dire n’est que le fonctionnement d’un certificat au début de sa vie : ma promotion était la première génération à être dans l’obligation de l’obtenir et il n’y a eu que deux années de tests d’avant.

Mon propos ici est juste :

  • D’informer sur mon expérience personnelle sur l’obtention de ce certificat,
  • De relativiser le départ à l’étranger,
  • Et de donner mon avis sur le sujet.

Le fonctionnement du certificat

 

Pour obtenir le certificat, il fallait obtenir 40 points. Les moyens d’obtenir ces 40 points étaient très, mais alors très, diversifier ! Et ça s’est un vrai avantage !

Que ce soit en ayant la moyenne ou 14 de moyenne générale en une langue étrangère, d’obtenir le TOIEC avec un bon niveau, de passer du temps à l’étranger via les stages ou les vacances, pouvoir justifier qu’on faisait un échange culturel, de participer à la bonne insertion d’étudiants étrangers en étant parrain, …

Bref, tant qu’on pouvait justifier de manière qu’il n’y avait pas de doutes sur notre activité internationale afin d’affuter nos capacités de communication, on avait des points suivant un barème.

 

Comment je l’ai obtenu

 

J’ai obtenu ce certificat par deux moyens distincts :

  • Mes notes, bien que pas fabuleuse, il faut le dire, en langue étrangère et
  • Des voyages à l’étranger.

 

Pour le second point, j’ai fait deux voyages distincts.

Il y en a un où c’était un voyage découverte de l’Autriche qui est d’ailleurs un super beau pays ! Et l’autre c’était via un organisme d’apprentissage des langues … EF (Education First).

Je tiens juste à préciser, pour être totalement transparent avec vous, que je n’ai pas été payé de quelque façon que ce soit par EF pour vous en parler !

Je dois dire que mon voyage en Irlande avec l’EF s’est super bien passé ! J’ai été accueilli dans une famille super géniale et les irlandais sont vraiment cool ! J’ai non seulement appris de nombreuses choses en anglais mais aussi visiter un super beau pays.

 

Bon, après cette petite parenthèse, je vais vous donner mon avis ainsi que mes conseils sur le sujet.

 

Avis et conseils

 

Avis

 

Mon avis est qu’une école d’ingénieur, bien qu’elle puisse essayer de donner la fibre internationale à ses étudiants, ne doit pas rendre obligatoire par la force brute (obligation de faire un stage à l’étranger) pour donner cette fibre.

A mon sens, un élève-ingénieur doit être le seul décisionnaire de ce genre de décision. Les raisons de cela sont multiples :

  • Le choix de carrière professionnelle,
  • Le choix de vie et le moment de partir,
  • Le coût.

Le choix de carrière professionnelle

 

Il y a des élèves-ingénieurs qui ont dessiné une carrière professionnelle dans leur esprit et c’est la raison principale pour laquelle ils font une école d’ingénieur. A mon sens, l’établissement doit soutenir ses élèves en ce sens bien entendu ça ne l’interdit pas de montrer d’autres voies possibles.

Le choix de vie et le moment de partir

 

J’ai vu des ingénieurs d’une trentaine d’année partir travailler à l’étranger car c’est une chose tout à fait normale dans une vie d’aujourd’hui. Que ce soit de changer de régions ou de pays, ça permet à l’ingénieur, mais aussi à l’humain, d’élargir sa vision du monde et de la vie. A mon sens, un élève-ingénieur ou même un ingénieur doit de lui-même prendre conscience qu’il est temps de partir, de changer d’endroit. Si l’école pousse trop en ce sens ça peut, au contraire, refréner son envie et créer une sorte de blocage.

 

Le coût

 

Faire des études, et a fortiori des études longues comme celle d’une formation d’ingénieur a un coût, il ne faut pas s’en cacher. Même s’il y a des aides de l’état, ça peut ne pas suffire. J’ai eu la chance d’avoir une famille (et surtout une mère) qui s’est sacrifié, en restreignant une partie de son budget, pour moi afin que je puisse faire mes études sans problème. Et quand il a fallu que je parte en Irlande, étant donné que l’année d’avant j’avais fait un job d’été de deux mois j’avais donc des soussous en poche plus le fait que je ne sois pas trop dépensier, nous y sommes arrivés à m’envoyer là-bas. Mais je peux comprendre que ce n’est pas forcément possible pour toutes les familles.

Il faut savoir aussi que les aides qu’on peut avoir de la région, du département ou de l’état sont données en deux fois : une fois de 20% durant la période où on se trouve à l’étranger et 80% au retour sur justificatif.

Donc, il vaut mieux bien prévoir son coup si vous voyez ce que je veux dire !

Après, l’école peut vous aider à préparer les dossiers pour financer votre départ et pour votre logement, il existe la possibilité de faire de la sous-location (si votre propriétaire est d’accord) afin d’éviter de payer double loyer.

 

Mes conseils

 

Pour celles et ceux ne voulant pas partir

 

Déjà si vous ne voulez pas partir à l’étranger pour une des trois raisons citées plus haut ou un ensemble des trois ou autres (mettez-le alors en commentaire 😉), mieux faut choisir une école n’obligeant pas à partir à l’étranger.

Mais si vous voulez intégrer une école d’ingénieur avec une formation que vous voulez mais qui oblige à partir alors faites un choix mais surtout penser pas seulement à vos prochaines années mais à l’ensemble de votre carrière, à votre vie et richesse/expérience personnelle !

Après, si vous avez un dossier solide pour dire que vous ne voulez pas partir à l’étranger, parlez-en à votre école ou potentiel école et exprimez votre projet. Peut-être que l’école vous aidera et soit vous serez affranchit de cette obligation sous contrat de quelque chose, soit elle vous montrera une voie que vous n’avez pas forcément vue.

Pour celles et ceux qui hésite

 

Nous hésitons parce qu’on n’est pas sûr, pas certain. Dans ce cas-là pour le choix d’école soit vous vous laissez du temps pour la réflexion et donc il faut choisir une école qui n’oblige qu’à moitié de partir soit au contraire de laisser ce paramètre libre dans le sens où il n’interviendra pas dans votre choix d’école d’ingénieur.

Pour celles et ceux voulant partir à l’étranger

 

Si vous êtes de cette catégorie d’élèves alors comme je l’ai cité dans mon article sur comment bien choisir son école d’ingénieur, il faut prêter un grand intérêt aux partenariats qui existent entre vos écoles d’intérêt et les écoles étrangères.

Il faut regarder les formations de ces dernières ou savoir où vous voulez partir. Si vous voulez partir pour découvrir une nouvelle façon de travailler, de vivre et d’élargir votre vision du monde alors mieux vaut vous fixer ce que vous recherchez précisément. Attention, l’école n’est pas une agence de voyage si vous voulez partir en semestres d’étude et il vaut mieux avoir un bon dossier et être connu comme étant bon élève : arrivé à l’heure pour les cours, travailler chez soi, faire les exercices demandés, montrer son sérieux et sa motivation, …

Si vous décidez de partir faire un stage à l’étranger alors là, soit c’est dans un laboratoire donc demander à vos enseignants-chercheurs des pistes soit en entreprises alors vous pouvez demander à vos enseignants-chercheurs ou aux relations internationales de votre école ou à … google. ^^

Attention, si vous décidez de faire votre stage de fin d’étude à l’étranger, sachez que vous pouvez avoir du mal à trouver du travail derrière si vous revenez en France. Si, par contre, vous comptez rester quelque temps dans le pays où vous avez fait votre stage alors là pas de problème 😉

 

 

Pour finir ce billet de blog, sachez qu’aucune action est irréversible surtout pour ce genre de chose ! Une carrière ça se construit au fur et à mesure et la plupart du temps les ingénieurs surfent juste sur la vague des évènements qui se présentent !

Donc, quelque soit votre décision, si vous la prenez avec comme base de bons arguments alors c’est une bonne décision et surtout, ne la regrettez pas car vous l’aurez prise du fait de vos connaissances, et l’environnement du moment !

 

Sur ces belles paroles, portez-vous bien et à bientôt pour un nouvel article,

Christophe.

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